Par J.D. Kleopfer/DWR
Photos de J.D. Kleopfer/DWR
La sécheresse historique qui a frappé le sud-est des États-Unis ce printemps n'a pas seulement un impact sur la communauté agricole de Virginia, mais aussi sur la faune et la flore. Les amphibiens et de nombreuses espèces de reptiles occupent ou utilisent périodiquement une grande variété d'habitats aquatiques pour se reproduire ou pour y vivre en permanence.
Ces habitats vont des zones humides isolées, inondées de façon saisonnière, aux plans d'eau plus permanents tels que les lacs et les réservoirs. Lorsque ces sites commencent à s'assécher et que leur niveau d'eau diminue, les animaux qui s'y trouvent sont davantage exposés aux prédateurs aviaires et mammifères ou sont contraints de se disperser pour tenter de trouver d'autres habitats aquatiques. Certains amphibiens peuvent également abandonner tout effort de reproduction cette année-là. Pendant ces périodes de sécheresse, les amphibiens et les reptiles peuvent se réfugier dans la forêt environnante ou s'enfouir profondément dans la boue pour attendre le retour des pluies.

La salamandre tigrée est l'une des espèces qui dépendent des habitats humides éphémères pour leur reproduction et leur survie.
Cependant, une sécheresse occasionnelle peut avoir des effets positifs et peut être essentielle à leur survie. La tortue des bois, la rainette aboyeuse et la salamandre tigrée font partie des nombreux reptiles et amphibiens qui ont besoin d'habitats sans poissons pour se reproduire et survivre. L'assèchement périodique de leurs habitats, tels que les dolines, les baies de Caroline et d'autres zones humides inondées de façon saisonnière, empêche les poissons de s'établir. Le complexe de dolines de Cat Ponds, dans le comté de Isle of Wight, est l'un de ces endroits. Au cours d'un printemps typique, ce site peut contenir 3-5 pieds d'eau.

Cat Ponds dans le comté de Isle of Wight 2025 à gauche, et à 2026 à droite.
Ce cycle de vie en dents de scie est parfaitement normal et ne devrait pas constituer une menace pour leur survie à long terme si les crises sont peu nombreuses et espacées. Toutefois, si les années difficiles deviennent plus fréquentes en raison de changements climatiques, ces espèces risquent de ne pas pouvoir se rétablir, ce qui entraînera à terme des disparitions localisées.

